Interview d’Emilie Zeller, Fondatrice de « Petit Sixième »

Emilie, tu es la fondatrice de Petit Sixième. C’est quoi ?

Emilie Zeller

Petit Sixième, c’est le nouveau concept store en ligne pour les jeunes parents, avec une sélection tendance pour les petits et de jolis cadeaux de naissance.

Déco, linge, jouets…  je sélectionne tous les produits avec soin, en privilégiant les jeunes marques françaises et scandinaves et les belles matières. J’aime le beau et le bien fait.

Petit Sixième c’est aussi une source d’inspiration permanente pour les jeunes parents, via le site et les réseaux sociaux. Je poste chaque jour sur Facebook et Instagram une nouvelle image qui donne une nouvelle idée d’achat, de cadeau, de déco…

 

Quand as-tu lancé Petit Sixième ?

En aout 2016. Cela va bientôt faire 1 an et demi, mais le travail a commencé bien avant !

 

D’où t’es venue l’idée? Quelle a été ton inspiration ?

Petit Sixième 2

J’aime le beau et je suis fascinée par le monde de l’enfance. L’idée de rassembler les deux est venue très naturellement.

Et puis je voulais proposer quelque chose de nouveau. Des produits que l’on ne retrouve pas systématiquement chez les grands du marché, des produits que l’on peut laisser dans son salon sans heurter la déco (exit les produits ultra saturés en couleur !), et une expérience client irréprochable et à la hauteur des meilleures marques du luxe.

Mes colis sont très soignés. Ils sont préparés à la main, les produits sont emballés dans du papier de soie, chaque cliente reçoit un joli tote-bag en coton bio.

Je suis également ultra disponible pour mes clients. Ils sont ma priorité et cela fait ma force aujourd’hui, en plus de ma sélection. Je leur réponds le soir, le week-end… dès qu’ils me posent une question. Je me suis beaucoup inspirée du modéle Zappos. Je vous invite à lire le livre de son fondateur Tony Hsieh « L’entreprise du bonheur ».

 

Où en es-tu du développement ? Qu’as-tu déjà fait ? Quelles sont les prochaines étapes ?

En un an le nombre de clients et de commandes s’est rapidement développé.

J’ai aujourd’hui 34 000 abonnés sur Instagram, avec un fort taux d’engagement.

Je recrute tous les jours de nouveaux clients, et ma fierté est leur satisfaction. C’est ce qui construit ma réputation. Les clientes satisfaites sont mes meilleures ambassadrices.

La première année de lancement m’a permis de tester mon site, mon offre et de faire des réajustements. J’avais une offre très large au début, mais je me suis vite rendue compte que ma clientèle ne s’intéressait qu’aux produits pour les petits. J’ai donc réajusté mon offre pour répondre aux attentes de la clientèle que j’avais trouvée.

On m’avait prévenu, et j’étais préparée à cette idée. Quand on lance sa boîte, il faut savoir rebondir très vite, et ne pas rester coincée dans son idée de départ. Il faut réajuster en permanence, sans se disperser.

Les prochaines étapes sont de continuer à optimiser l’ergonomie de mon site, en proposer une version en anglais, investir en marketing pour booster ma notoriété, enrichir mon offre avec de nouvelles catégories et développer une marque signée Petit Sixième.

 

Quels sont les leviers de développement ?

Petit Sixième

Les réseaux sociaux sont pour moi un levier essentiel. Les jeunes mamans sont une communauté très connectée, très réactive et sensible à la réputation qui se construit sur les réseaux. Et lorsque, comme moi, on est prêt à y consacrer beaucoup de temps et d ‘énergie, c’est un levier de notoriété « gratuit » très efficace.

Pour progresser, il me faudra aussi construire la notoriété de Petit Sixième via des moyens plus classiques et plus chers : RP, pop-up store, collaborations, etc…

 

 


Qu’as- tu appris de cette aventure ?

Beaucoup ! Et je continue à apprendre chaque jour.

Mais les deux enseignements principaux quand on est entrepreneur, c’est la nécessité d’être extrêmement adaptable (il ne faut pas perdre de vue ses grands objectifs, tout en acceptant de faire évoluer son concept en permanence), et il ne faut pas se disperser. A vouloir trop faire et trop bien faire tout de suite, on dépense beaucoup d’énergie et d’argent pour un résultat également dispersé, et donc moyen. Il vaut mieux se concentrer, choisir ses combats et les gagner un à un.

 

Pourquoi fais-tu partie du Club Entrepreneur de L’Oréal Alumni ? Qu’en attends-tu ? Ça t’apporte quoi ?

Une des plus grandes difficultés de la vie d’entrepreneur c’est la solitude.

Le club l’Oréal Alumni me permet de prendre du recul, de partager mon expérience et mon réseau avec d’autres entrepreneurs. Et comme nous partageons une culture et un passé communs, cela crée immédiatement un climat de confiance et de complicité. Nous sommes très solidaires et parlons la même langue !

 

Chez L’Oréal, entrepreneuriat est une qualité recherchée, en quoi c’est différent d’être entrepreneuse ?

Chez l’Oréal, j’ai toujours travaillé dans des affaires entrepreneuriales, à dimension humaine. La différence est malgré tout énorme. Vous n’êtes jamais seule chez l’Oréal. Vous confrontez vos idées en permanence, vous êtes épaulée par des experts dans tous les domaines, les décisions sont prises collégialement.

Et il y a une problématique que vous ne connaissez pas chez l’Oréal, ce sont les enjeux de trésorerie… c’est pourtant essentiel de bien les maîtriser.

 

Nous qui lisons ton interview, comment pouvons-nous t’aider ?

En allant sur mon site, en passant commande, en en parlant, en vous abonnant à mes comptes Instagram, Facebook… tout ce qui contribue au développement du chiffre et de la notoriété de Petit Sixième.

 

Merci Emilie.

Visitez Petit sixième ici :
http://www.petitsixieme.com
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